Wednesday, November 23, 2011

Une bonne chose de faite

Depuis un moment je sentais mes couleurs un peu à l'étroit, et comme je le disais, il s'en commercialise de nouvelles en permanence, on a pas le temps de souffler, c'est inhumain. Même si comme je le disais, j'utilise souvent les mêmes, je ne peux pas m'empêcher d'en essayer d'autres, et même quand elles ne me disent rien, je les garde dans un coin "au cas où". C'est comme ça que je me retrouve avec un stock de plus de 400 couleurs différentes, certaines en juste une ou deux baguettes, certaines en 4 ou 5 livres.
Le rangement peut devenir problématique. Sur les dernières photos, on a bien vu qu'il était temps de faire quelque chose. Le vrai problème est que si je ne vois pas mes couleurs tout le temps, je ne me rappelle plus qu'elles existent et je finis par travailler toujours avec les mêmes, faute d'inspiration.

Comme je le disais, on commence tous là:

Bon, là c'est gérable: 5 ou 6 bocaux, on met les jaunes avec les oranges et les rouges, on a tout sous le nez, et puis on est tellement fasciné par la flamme de toute façon, que la couleur passe presque en second plan.

Dans mon cas, ce qui m'intéressait précisément dès que j'ai su aligner 2 points correctement (et même avant, je l'avoue), c'était de le faire en couleurs. J'ai donc commencé à en acheter de plus en plus, au début à l'unité (une baguette de ceci, une baguette de cela) puis très vite au quart de livre (114 g, environ 4 à 6 baguettes ou plus selon qu'elles sont tirées plus fines ou plus épaisses par l'usine).

Déjà, exit les bocaux. Je me renseigne sur ce que font les autres perliers en l'occurence et découvre ce système de barrières en vinyl, creuses et divisées en 3 compartiments. On les achète en longueurs de 8 ou 16 pieds et on les découpe en autant de morceaux, les baguettes mesurant en général 1 pied. Puis on empile... et on remplit.


On se monte un stock, on explore, on en fond aussi, mais moins vite qu'il en arrive...


Alors on empile, on remplit, on divise en deux les petits compartiments avec des petits bouts de carton, ce qui demande un effort créatif pour se souvenir de ce corail qui est véritablement un orange, ou du Turquoise de chez CIM qui est tellement similaire à celui d'Effetre qu'on peut les mettre ensemble pour gagner de la place. Par contre, on panique si le jaune un peu olive est mélangé avec celui qui tire plus sur l'ocre. C'est là qu'on commence à étiquetter chacune des baguettes pour s'y retrouver. Un truc de fou.

Puis, comme je le disais l'autre jour, on arrive à ça:

Les couleurs, qu'on commande depuis longtemps directement en livres entières, s'accumulent sans même être essayées, on commande deux fois de suite la même, etc. Lamentable.

Oui, je sais, il y a pire, mais on a tous nos limites personnelles, ma Vivie ;-)

Donc cette semaine je me suis attelée à la tâche de ré-organiser tout ça, et que je te découpe de la barrière, et vas-y le pistolet à colle. Monte les étagères, faut pas mollir, y a du verre à fondre et des clientes qui piaffent.

Le moins marrant, ça a été de mettre de côté tout ce verre quelque part en le mélangeant le moins possible pour s'y retrouver après.





























Oh yeah baby.


Puis, tout remettre, mais en mieux.

Problème? Il ne reste pas tant que ça de compartiments vides là où je les voudrais.
On en reparle dans 6 mois.

Saturday, November 5, 2011

Vieux motard que j'aimais

Tiens, un blog! On va voir ce qu'on peut y faire. Comme je le disais il y a deux ans, on a déménagé mon chalumeau de la cuisine au sous-sol, avec de nombreux avantages: - une vraie ventilation, superbement installée par Bill, avec un extracteur qui déchire sa race mais silencieux quand même, - plus de place dans la cuisine, - la compagnie compréhensive des araignées.

Au début, ça ressemblait à ça

Maintenant, c'est comme ça (cliquez sur les images pour agrandir)


Additions: une table très solide pour supporter ces 146 livres (66 kilos) de verre (j'ai fait un inventaire en janvier, évidemment, depuis il en est arrivé une quinzaine de plus), la ventil, et la musique: iPod et dock avec petites enceintes Bose, je recommande vivement!

On regarde de plus près
.




C'est assez propre et ordonné, j'ai du mal à m'y retrouver si il y a des strates de verres et de fils sous mon nez, alors je trie à la fin de la semaine de production ou chaque fois que j'entame un nouveau set.


Les compartiments de rangements sont des morceaux de barrières en vinyl découpés à la longueur standard des baguettes, 12 pouces. C'est un système assez standard dans le milieu. Certains voient plus grand avec des chutes de gouttières ou du tube PVC de gros diamètre. On commence tous comme des naïfs avec trois petits bocaux qui se battent en duel avec une gentille douzaine de couleurs.
Pour m'y retrouver, je fais systématiquement un petite perle monochrome avec chaque nouvelle couleur, et j'écris le numéro de référence dessus avec du blanco. J'appelle ça ma bibliothèque de couleurs:


Et il en arrive toujours des nouvelles de partout, et c'est énervant parce qu'il me les faut toutes. Enfin, non, pas toutes, mais quand même, ça prend de la place et puis en plus j'utilise toujours les mêmes, c'est un peu idiot.

Voilà, ma mise à jour de tous les deux ans est faite, je peux aller me rendormir, merci de votre attention.











Sunday, February 28, 2010

video

Enfin! Un film! Pas terrible, c'est mon petit Coolpix avec le son énervant de l'objectif qui fait bruyamment sa mise au point, mais c'est toujours ça.
On notera lors de cette brillante prestation:
- que l'on parle anglais dans cette maison. Désolée!
- qu'au moment du film mon coin chalumeau était encore bien au chaud dans la cuisine, où Bill nous préparait le dîner... c'était chouette et convivial. Maintenant que je suis au sous-sol pour cause de manque de place et de ventilation, je me pèle et Bill ne traîne pas beaucoup en bas.
- qu'on ne voit pas ma perle, mais que moi je la regarde beaucoup et avec les sourcils froncés. Je vérifie qu'elle est ronde (éh, oui, ça paraît évident mais comme je l'ai déjà dit la gravité joue des tours), je réfléchis à ce que je vais lui ajouter. Finalement, rien ("Shiny green!" - suivi par "No, no shiny green").
- que je dis un gros mot
- que la perle finit quand même au four

On voit quand même l'idée générale, qui est de façonner un truc dans une flamme. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois!

Monday, November 9, 2009

Vaincre la tentation de la ronditude (et autres moyens de casser la routine)



J'en ai déjà parlé, il y a des fois où faire des petites boules rondes (ou rondes aplaties) finit par fatiguer. J'ai récemment investi dans des outils qui m'ont ouvert bien des horizons.
Ceci est une presse, mais une presse qui laisse de la marge, c'est à dire qu'elle forme une perle mais pas dans un gabarit bien défini avec des bords, etc. Il existe des dizaines de types de presses de toutes les formes possibles et inimaginables (lentilles, disques, losanges, croix, coeur, et j'en passe) et la plupart demandent un dosage exact du verre pour ne pas que ça dépasse de partout (trop) ou que la forme finale soit bizarre (pas assez). Un peu trop contraignant pour moi!



Avec celle-ci, un peu plus de liberté car les bords ne sont pas définis en longueur; on forme un cylindre de la longueur qu'on veut et on obtient soit un carré soit un rectangle légèrement bombé et qui donne l'équivalent d'une immense page blanche pour la décoration. La première fois que je me suis retrouvée avec autant d'espace à remplir, j'étais un peu décontenancée, étant habituée à mes petites boules à points... Je le suis toujours...
Ma deuxième trouvaille est le mandrin à cabochon. Tout a commencé Blandina/Andreia a lancé l'idée d'un "swap" (échange) cabochons. Tout le monde a débattu des différentes techniques pouvant être utilisées, en bout de mandrin, en bout de baguette, etc. J'ai choisi d'acheter des mandrins spéciaux avec un disque au bout, sur lequel on enroule le verre comme sur une plaque à galettes bretonnes (mais en plus épais, hein, bah voui).

Voilà les mandrins en question:



et voilà les résultats:




Au final, une semaine vraiment chouette au chalumeau, avec des résultats encourageants, même si comme le dit
Kristina Logan (ma prof vénérée dont je viens de visionner le DVD), "Souvent les apprentis perliers voient exactement ce qu'il se passe, comprennent, mais leurs mains ne sont pas assez entraînées pour accomplir ce qu'ils voient". Joliment dit! On a des visions bien claires de ce qu'on veut faire (ou pas, d'ailleurs) mais le moyen d'y arriver demande énormément de temps, d'essais, de ratages, de questions.

Et puisqu'on parle de Kristina 'Dot Queen' Logan, j'ajoute que faire des jolis points espacés bien régulièrement, c'est pas une sinécure. Pour stabiliser à la fois ma main gauche (qui tient le mandrin) et la droite (qui applique les points), je me suis conçu un outil d'une technicité très complexe, et dont heureusement j'ai confié la mise en oeuvre à Bill, le meilleur ingénieur qui soit.



C'est la version cheap yankee ingeniousity de ça. Rusé, non?

Saturday, October 10, 2009

Mine de rien, nous voilà déjà en octobre (et pas un chapeau de vendu). L'été il fait vraiment trop chaud pour allumer un four et encore moins stationner derrière un chalumeau, et puis il faut sortir un peu pour se créer des souvenirs pour l'hiver. Entre autres, en voilà un bien beau, celui de l'incroyable Kathleen raflant la victoire au nez et à la barbe des super-duper classiques de la Nantucket Opera House Cup, une régate regroupant une soixantaine des bateaux les plus classieux et pedigréeux de la côte Est. Ramassés, les 12-mètres, les goélettes, les New York 30 et 40, etc. On les a bien eu, hein, Médor.

Au rallumage du chalumeau, par contre, un constat, aggravé par la découverte du travail de
perliers aux talents exceptionnels et variés: je dois progresser dans ma technique. Je commence à m'ennuyer à produire des sets jolis mais cuculs à souhait, et le mélange des couleurs ne suffit plus à me satisfaire. Du coup je m'acharne à essayer de parfaire mes perlouzes bien simplettes et je me heurte à des difficultés très énervantes. Ces temps-ci, à peu près 40% de ma production finit à la poubelle, soit par un assassinat brutal dans le bol d'eau en plein façonnage, soit après examen minutieux au moment du nettoyage. Mais tout de même, dans les perles, il se passe parfois de belles choses.
Ces 3 perles, faites au cours de l'année et qui en elles-mêmes ne cassent pas trois pattes à un canard, cachent tout de même des petits tableaux assez fascinants. Mes talents de photographe n'étant pas les plus développés j'ai eu du mal à capturer ces détails mais enfin voilà ce que j'y ai vu:


Pardon pour la mise en page de playmobil, c'est pas moi qui commande ici...

Saturday, May 16, 2009

De la verroterie


Un assemblage avec des perles creuses, je me l'étais fait pour mon anniversaire l'année dernière mais il n'existe plus, j'ai récupéré certaines des perles pour faire ça avec:



Rien ne se perd! Tout se transforme! Celui-ci est monté sur de la corde élastique. Il prend de la place sur le poignet, les perles étant en moyenne de 13 à 14 mm de diamètre.


Et puis une sorte de salade de fruits, toujours sur élastique:



Et enfin, un assemblage vraiment composite: Il y a de tout là-dedans! A peu près 50% des perles sont faites par môa, soit en verre soit en pâte polymère. Il y a aussi de la céramique, du corail et de la Lucite. Le disque du milieu faisait partie d'un lot de perles en borosilicate acheté à une perlière il y a fort longtemps, du temps où je hantais encore les colonnes "perles" d'Ebay.
Le bouton à spirale qui fait la fermeture provient d'un échange au rassemblement des perliers de l'ISGB (International Society of Glass Beadmakers) l'année dernière.
























Ce collier est disponible pour la modique somme de 120 euros. C'est le prix à payer pour être le centre de la conversation.

Sunday, April 26, 2009

Les soooooooldes!!

J'ai mis plein de trucs en soldes dans mon magasin Etsy. Des vieux trucs qui méritent une seconde chance, comme ça



ou ça




des trucs moins vieux que je veux voir partir, comme ça



et ça



ou encore ça




et même des trucs récents comme ça



Voilà voilà.